Appartenir à une confrérie est un honneur. Y entrer n’est jamais aisé et c’est avec fierté que leurs membres vantent leur appartenance à ces nobles institutions. Arborer le signe de sa confrérie est ainsi une pratique courante, et amène à une reconnaissance sociale certaine.


Au contraire, une guilde, même si elle est plus ou moins connue, oeuvrera toujours dans l’ombre, et il ne viendrait à l’idée d’aucun de ses membres de se vanter d’en faire partie. Elle est souvent un regroupement de malfaiteurs unis pour la même sombre cause ou une cellule mafieuse redoutée.

La magie est un art complexe, éprouvant, puissant et dangereux. Mais elle est surtout entourée de mystère, et chacun garde jalousement les secrets des connaissances arcaniques durement acquises, ne les transmettant qu’à une poignée d’élus, jugés aptes à les recevoir et assez fidèles pour, à leur tour, garder le secret sur ce savoir.
La puissance des magiciens venant en grande partie de la méconnaissance de leurs pouvoirs par leurs adversaires, la nécessité de réguler la diffusion de ce savoir s’est révélée indispensable. C’est là le but premier de cette confrérie : surveiller la propagation des connaissances arcaniques, et intervenir s’il y a un risque de dilution du pouvoir.

Prestigieuse confrérie dont la réputation n'est plus à faire. Son code de conduite, ses processus de recrutement stricts et intenses et les succès qui émaillent son histoire ont fait d'elle l'une des institutions les plus réputées. Malheureusement elle souffre actuellement de la concurrence illégale de la guilde « A un doigt prêt » qui propose, pour des sommes modiques, des brutes écervelées en guise de garde du corps ou d'escorte. Si le prestige et l'efficacité en prennent un coup, la qualité peut être remplacée par la quantité, ce qui convient aux moins regardants.
D'autant que certaines rumeurs parlent d'un schisme au sein de la confrérie, qui pourrait mener à son implosion...

Dans cette confrérie, les femmes ne sont pas autorisées. Les femmelettes non plus d'ailleurs. Cette très ancienne institution, à la hiérarchie stricte et aux codes ancestraux immuables, cultive une image de virilité exacerbée, ses membres considérant que le travail de la pierre et les métiers associés ne sont accessibles qu'aux hommes les mieux bâtis, seuls aptes à « Combattre la nature » efficacement.
C'est cette confrérie qui est responsable de la majeure partie des travaux de fortification de Cendrus. Il paraîtrait d'ailleurs que les instances dirigeantes du fief de Tauran auraient quelques sujets de mécontentement à ce propos.

Cette confrérie à la mission louable et nécessaire souffre malheureusement d'une réputation sulfureuse. Même si chacun reconnaît ses qualités et qu'aucun général avisé ne partirait en campagne sans quelques uns de ses représentants, ou qu'aucun notable ne manquerait de faire appel à ses services pour endiguer une épidémie, certaines plaies ne peuvent cicatriser. Ainsi en est-il de cette profonde blessure faite à sa réputation, voilà de nombreuses années, lorsqu'il avait été dévoilé que ses activités allaient bien au-delà des soins et de la recherche : elle avait en parallèle et en sous-main une activité fort lucrative de vente de drogues, à l'origine de nombreux décès. Et même si cela semblait être l'oeuvre d'une minorité au sein de la confrérie, et que ses dirigeants avaient assuré avoir fait le ménage, le doute sur ses réelles activités demeure.
Malgré cela elle poursuit sa mission première, et il se dit que sa présence à Cendrus ne serait pas étrangère avec un mal nouveau apparu sur les terres d'Aquilonie.

Ils savent tout. Et ils savent qu'ils savent tout. De fait, l'une des caractéristiques les plus partagées par les membres de cette confrérie est un manque total d'humilité. Ils ont également en commun une aversion, voire un mépris pour la force brute, qu'ils considèrent généralement effectivement comme une nécessité, mais au même titre que déféquer ou uriner.
Leurs connaissances et leurs recherches se monnayent au prix fort : quiconque souhaite les interroger devra exposer son problème à un redouté Savant Trésorier qui fixera un prix non négociable, proportionnel à la difficulté de la requête.
Il semble qu'ils rencontrent quelques difficultés ces derniers temps car il a été noté des lenteurs dans les temps de traitement des demandes, on parle même de cas isolés de réponses erronées, chose normalement inconcevable ! Le Savant des Savants nie cependant tout problème au sein de la confrérie.

S’il est un mot qui convient parfaitement aux membres de cette confrérie, c’est “ténacité”. Dans un monde où la violence et la destruction font rage, il est difficile de faire reconnaître une activité artistique comme étant d’une quelconque utilité. Et il est encore plus difficile de faire survivre des oeuvres souvent fragiles aux fréquents pillages, surtout quand ils sont l’oeuvre de barbares qui ne s’intéressent à l’art que lorsqu’il est fait d’or ou de pierres précieuses. C’est pour cela que nombreux sont les artistes à avoir décidé de rejoindre cette confrérie, dont le but premier est de donner plus de pouvoir à ce métier parfois peu reconnu, et de faire en sorte de protéger les oeuvres majeures, lorsque celles-ci sont menacées.
Actuellement, deux courants divisent la confrérie : les modernes et les figuratifs. Ces derniers, encore majoritaires mais en perte de vitesse, veulent maintenir une forme d’art accessible, compréhensible, là où les modernes cherchent à bannir toute notion de “beauté” pour “laisser parler l’art pur, dans ce qu’il exprime de plus fort”. Si les figuratifs apportent des revenus conséquents à la confrérie, notamment en travaillant pour les temples, les modernes n’ont qu’une clientèle restreinte, souvent fortunée, et sensible à cette nouveauté.

La plus puissante des confréries. Riche, présente dans toutes les sphères du pouvoir, elle a, par un habile jeu politique et un recours “raisonné” à la force et l'intimidation, réussi à obtenir de nombreux privilèges et lois qui lui sont favorables, faisant d'elle la confrérie dominante.
Cette supériorité suscite d'ailleurs de nombreuses jalousies et les autres confréries aimeraient, pour beaucoup, voir “les marchands de tapis” descendre un peu de leur piédestal. Mais ces derniers s'accrochent avec hargne à leurs privilèges, et font en sorte de pouvoir en obtenir toujours plus, déséquilibrant encore les rapports de force avec les autres confréries.

Seule guilde connue à avoir une reconnaissance quasi officielle, malgré son activité sulfureuse. Son credo dans la recherche du plaisir : “Tout est autorisé, tant que tous les participants sont consentants”. Tout le monde sait qu'il peut venir demander à la guilde de lui trouver l'âme soeur, le partenaire sexuel idéal ou le fantasme du moment, elle trouve toujours la ou les personnes qui conviennent...